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VIOLATIONS DES DROITS ECONOMIQUES ET SOCIAUX DES PEUPLES AUTOCHTONES "PYGMEES" EN RDC

Les peuples autochtones « pygmées, sont une communauté locale, ou un groupe vivant en République Démocratique du Congo, où ils sont désignés sous les noms ci – après : les Mbutis (les Basua, et Asua) qui sont localisés dans l’Est du pays, spécialement dans la région d’Ituri ; les Twa qui sont localisés le long de la frontière avec le Rwanda et dans la région du lac Tumba dans l’Equateur ; et les Cwa qui vivent dans les forêts et savanes autours des lacs Kasai. D-autres groupes sont repartis à travers la région forestière de la RDC, notamment les Aka le long de la frontière Nord Ouest avec la République du Congo.
Les peuples autochtones « pygmées » ne jouissent pas pleinement d’un accès égal aux services de l’éducation et de la santé, tel que prévu par l’article 21 de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones qui dispose que : « les peuples autochtones ont droit ,sans discrimination d’aucune sorte, à l’amélioration de leur situation économique et sociale, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, de la formation et de la reconversion professionnelle, du logement, de l’assainissement, de la santé et de la sécurité sociale ».
De même, l’article 24 de cette même Déclaration poursuit en disposant à son alinéa 2 que : « les peuples autochtones ont le droit d’accéder aux services sociaux et de santé sans discrimination ».
Malgré ces dispositions, les peuples autochtones subissent des taux extrêmes de pauvreté, de mauvaise santé et d’analphabétisme. Or, l’article 17 alinéas 1 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et de Peuples garantit le droit à l’éducation, et sur le plan interne, les articles 43 et 47 de la Constitution de la RDC garantissent le droit à la santé ainsi que le droit à l’éducation.
Les raisons principales que donnent les peuples autochtones pour leur faible accès aux services de l’éducation et de la santé, sont le manque de moyens et la discrimination qu’ils rencontrent de la part des autres secteurs de la Société Congolaise.
La situation de santé des peuples autochtones « pygmées » en RDC est très préoccupante. Suite à la précarité de leurs conditions sociales, ils sont fort exposés aux maladies tropicales et endémies diverses entre autre le paludisme, les parasitoses intestinales, les maladies respiratoires, les dermatoses, et le VIH/SIDA. Leurs villages ne sont que peu pourvus en institutions sanitaires et ils n’ont ainsi, pratiquement pas accès aux soins de santé primaire moderne.
Traditionnellement, les peuples autochtones « pygmées » se nourrissaient des produits de ramassage, de la cueillette, de la chasse et de la pêche. Cependant, le fait d’avoir perdu leurs terres ancestrales, avec l’érection des airs protégées et le phénomène de la déforestation, avait induit la sous alimentation et la malnutrition parmi ces populations, qui est problématique particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes âgées.
Bien que la Constitution de la RDC prévoie le droit à l’éducation, les enfants des peuples autochtones « pygmées » n’ont pas souvent accès à cet enseignement du fait que cette gratuité n’est pas encore effective car les parents avancent chaque mois la prime des enseignants et les pygmées manquent les moyens. En outre, la plupart de leurs villages ne sont pas dotés des infrastructures scolaires à caractère public, les écoles qu’on y trouve sont cependant soit détruites soit inachevées, soit non équipés et il faudra indispensablement une prise en charge par les ONGs.
Nous avons une grande inquiétude sur les graves violations des droits humains des peuples autochtones pygmées, car la plupart vivent dans des huttes de paille, souffrent de malnutrition, de manque d’hygiène, d’infections respiratoires et de malaria, sans aucune accès à l’éducation ou aux soins de santé primaires ; ce qui entraine que le taux de mortalité infantile soit extrêmement élevée.
Nous encourageons la RDC de redoubler d’efforts pour accroitre la jouissance de leurs droits économiques, sociaux et culturels et de prendre des mesures pour garantir le plus tôt possible les droits à l’éducation et à la santé des peuples autochtones pygmées qui sont en danger.

English translation by community member Aurore

Indigenous Pygmy people are a local community, a group living in the Democratic Republic of Congo, where they are often designated by those names: the Mbutis (Basua and Asua) living in the Eastern part of the country and particularly in the Ituri region; the Twas who are settled along the border with Rwanda and around the Tumba Lake in the Equator; and the Cwas who live in woods and savannas around the Kasai Lakes. Other groups live across the forest region of the DRC, such as the Akas along the North West border with Congo Brazzaville.
Indigenous Pygmy people do not benefit fully from an equal access to health and education services, which is a breach to Article 21 of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples stating that “indigenous peoples have the right, without discrimination, to the improvement of their economic and social conditions, including, inter alia, in the areas of education, employment, vocational training and retraining, housing, sanitation, health and social security”.
Moreover, the article 24 of the Declaration goes further in its paragraph 2 by claiming that “indigenous individuals also have the right to access, without any discrimination, to all social and health services”. Despite such provisions, indigenous people suffer from staggering rates of poverty, ill health and illiteracy. However, the article 17 (paragraph 1) of the African Charter of Human and Peoples’ Rights guarantees their right to education, and at a national level, the DRC Constitution (articles 43 and 47) protects the right of all to health and education. Indigenous people mainly explain their low access to health and education services by the lack of opportunities and the discrimination they endure within the Congolese society.
Indigenous Pygmy people’s health status in the DRC is very worrisome. Because of the insecurities of their social condition, they are more vulnerable to tropical diseases and epidemics such as malaria, intestinal parasites, respiratory infections, dermatosis and HIV/AIDS. Few sanitary structures may be found in their villages and those groups have practically no access to modern primary health care.
Traditionally, indigenous Pygmy people lived from hunting, fishing and harvesting. However, with the loss of the land of their ancestors, the implementation of protected areas and the phenomenon of deforestation, malnutrition and undernourishment are on the rise among those populations. This is a major problem, especially in children under five, pregnant women and elderly people.
Even though the DRC Constitution is supposed to guarantee the right to education, indigenous children are often denied access to schooling. Because parents have to pay for teachers each month, education is not free yet in the DRC and few Pygmy people can afford such expenses. Moreover, their villages very often lack public education buildings and the rare schools to be found are either destroyed, unfinished or unfurnished, making the help of NGOs vital.
The major violations of this population’s human rights are very worrisome. Most of them live in straw huts and suffer from malnutrition, low hygiene, respiratory infections and malaria without any opportunity to access education or primary health care. Consequently, their mortality rate is very high. We encourage the DRC to put more efforts into guaranteeing Pygmy economic, social and cultural rights, and to take measures any soon as possible to do so.

Comments

Tiffany Purn's picture

Exposing the unknown

Kasindi,

(From Google translate)

Merci pour le partage d'une fenêtre dans une communauté et dans le monde que la plupart d'entre nous n'auraient jamais l'occasion de voir ou savoir si vous n'étiez pas partager avec nous. Vous êtes un vrai citoyen journaliste.

Avez-vous eu l'occasion de poser les femmes Pgymy ce qui est plus important pour eux? Qu'est-ce qu'ils apprécient le plus? Qu'est-ce qu'ils aimeraient voir préservé? Et où ils veulent avoir accès?

Continuez d'écrire, garder le partage. Nous voulons avoir de vos nouvelles.

KASINDI BULAMBO's picture

MERCI

chaleureuse salutations chère Tiffany Purn. merci beaucoup de votre encouragement. je veux continuer à être la voix de ces femmes autochtones pygmées qui continuent à être marginaliser.
Concernant les questions que vous m'avez poser, voici les réponses:
- Oui, j'ai déjà eu l'occasion de poser les femmes autochtones pygmées ce qui est plus important pour elles. car, je suis aussi une fille autochtone pygmée du côté de ma mère qui est aussi pygmée, mais seulement j'avais eu la chance d'aller à l'école.c'est pourquoi, je voudrais être la voix d'autres femmes et filles autochtones pygmées qui n'ont pas la capacité de défendre leurs propres droits. Si j'avais un appareil photos, j'allais vous envoyer quelques photos des pygmées, mais malheureusement je n'en ai pas.
- Les autochtones pygmées apprécient le plus:
. l'élevage des porcs/cochons, des chèvres mais seulement ils manquent le moyen;
. l'agriculture, mais ils n'ont pas la possibilité de trouver les graines par exemple de
mais, de sorgho;
. l'éducation;
. les soins de santé et l'assistance médicale;
. les ressources alimentaires(la nourriture) pour ceux là qui subissent la sous
alimentation;
. le renforcement dans la fabrication de leurs outils traditionnels par exemple:sacs,
corbeilles, chaises, nattes... ils veulent le développement culturel;
. la construction de leurs églises;
. avoir les habits;
. la compensation financière ou le dédommagement de leurs biens ou encore une
. indemnisation en cas de spoliation;
. la lutte contre la violence sexuelle.
- Ils aimeraient voir préservés la nature( leurs terres ainsi que leurs culture)
- Ils veulent avoir accès aux services de santé, aux services de l'éducation, aux
juridictions coutumières,aux institutions publiques pour la défense de leurs droits; à
leurs terres pour pratiquer l'élevage et l'agriculture

kasindi

Tiffany Purn's picture

A voice for others

Kasindi,

Quel courage vous avez à prendre la parole et d'être la voix de tes sœurs et la famille et de la communauté!

Que votre communauté veut, c'est ce que beaucoup de gens veulent et méritent. Tout le monde devrait avoir ces choses.

Veuillez continuer à partager avec nous ce que vous voyez, s'il vous plaît continuer à partager avec nous votre voix et votre courage.

Vos paroles portent vos sœurs avec vous!

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